Day 7 – Nasir

Nasir drawing a five finger tree / Nasir dessinant un arbre à cinq doigt.

 

Every Saturday for three weeks, I participate as a volunteer in a workshop for asylum seekers organized by Sukaina (day 3) at the Center for Contemporary Arts of Glasgow. The workshop is around books and libraries and is thus conducive for sharing stories and memories. Amongst the group of participants, I met Nasir, a young fisherman from Somalia who was forced to take his own boat and drift himself away from the island on which he was born, and has always lived.

Nasir shared the stories of his life as a fisherman, stories that took mythical proportions. He would dive – he affirms – for as long as 2 hours under water (five hours for the best divers), while breathing by the ears. They would fight sharks with a machete; harpoon the octopus; and collect shellfish that were sold at high price to make a special perfume. He also talked about a tree with five fingers, no leaves (illustrated above.) The tales from Juula Island are fascinating, but neither the disproportion of its words nor the enthusiasm of the storyteller, manage to conceal an ineffable undercurrent of nostalgia.

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Chaque samedi pendant trois semaines, je participe à titre de bénévole à un atelier de création pour des demandeurs d’asile organisé par Sukaina (jour 3) et qui a lieu au Centre d’art contemporain de Glasgow. L’atelier a comme thème les livres et les bibliothèques et dispose donc chacun à raconter des histoires, des souvenirs. À travers le groupe, j’ai rencontré Nasir, un jeune pêcheur somalien qui a été forcé de prendre son propre bateau et de naviguer au loin de l’île où il est né et où il a grandi.

Nasir a partagé les histoires de sa vie de pêcheur, lesquelles ont pris de proportions mythologiques. Il affirme qu’il plongeait et restait sous l’eau aussi longtemps que deux heures (cinq heures pour les meilleurs plongeurs), respirant par les oreilles. Il a raconté ses batailles à la machette avec les requins, le harponnage des pieuvres, et les coquillages vendus au gros prix pour créer un parfum particulier. Il nous a parlé d’un arbre à cinq doigts, sans feuille (illustré ci-haut). Le récit de l’île de Juula est captivant, mais ni la démesure des propos ni l’enthousiasme du raconteur n’arrivent toutefois à dissimuler une indicible vague de nostalgie.

Nasir is from Juula island in Somalia / L’île de Juula en Somalie, d’où vient Nasir.

 

Could that be the five fingers tree (if we multiply by 10)?/ Serait-ce l’arbre à cinq doigts (si l’on multiplie par 10). Photo: Boris Khvostichenko

 

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